Accueil Historique

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Historique

Nérac, capitale du Pays d'Albret

La Baïse et ses péniches...Une balade à Nérac est incontestablement une balade au coeur de l'Histoire. Partout en ville, promenades, sites ou monuments rappellent l'important passé historique de cette sous-préfecture, chef-lieu d'arrondissement.

Une cité chargée d'histoire.Les recherches attestent d'une occupation humaine dès l'Age de bronze dans le quartier de Nazareth. Néanmoins, c'est l'époque gallo-romaine qui laisse encore aujourd'hui les traces les plus remarquables, comme la villa du IVe siècle, avec ses mosaïques, toujours visibles aujourd'hui à l'entrée du parc de la Garenne ou  sur les murs intérieurs de l'Hôtel de ville.

La donation d'Arsieu d'Olbion a l'abbaye bénédictine de Condom en 1088 peut être considérée comme l'acte fondateur de la ville. En découlent la construction d'un bourg fortifié avec un marché, puis un prieuré, puis l'édification des églises Saint-Nicolas et Saint-Michel. Près d'un demi-siècle plus tard, une partie des droits seigneuriaux reviennent par donation à Amadieu III, sire d'Albret. De 1310 à 1440, le développement de la ville se poursuit intensément, avec notamment, l'édification d'une seconde ligne d'enceinte et de portes fortifiées. Les Albret, dont le pouvoir se développe également, obtiennent en 1306, la juridiction complète de Nérac. Mariages et acquisitions permettent aux Albret de devenir un des premier lignage du royaume, héritiers de la couronne de Navarre, puis de France.

Portrait de Jeanne d'Albret, atelier de François ClouetA partir du XVIe siècle, Nérac devient la résidence favorite des Albret et un fief du protestantime. Une page importante de l'Histoire de France va s'écrire ici. Jeanne d'Albret impose la doctrine calviniste et la ville reçoit les écrivains de la Réforme. Son fils, Henri III de Navarre, futur Henri IV en fait ensuite une place politique importante. Il a passé une partie de sa jeunesse à Nérac et y a forgé sa réputation de "Vert galant" qui a notamment laissé une légende, celle de Fleurette, fille de jardinier, qui se serait noyée dans les eaux de la Baïse, par dépit amoureux.

Marguerite de Valois, La Reine Margot (vers 1572)Nérac accueille la Chambre des comptes (1527) et la Chambre de l'Edit de Guyenne (1598). Nérac devient capitale du duché d'Albret. De 1578 à 1579, Catherine de Medicis vient y négocier la paix au cours des Conférences de Nérac. Au XVIe siècle toujours, s'enchainent les constructions, trois ailes supplémentaires pour le château, hôtels particuliers... Les Jardins du Roy sont aménagés ainsi que le parc royal de la Garenne, que l'on doit à la reine Margot, épouse d'Henri IV.

Après le faste de la Renaissance, Nérac marque le pas au XVIIe siècle. En 1621, la ville, protestante, plie devant l'armée royale et doit se rendre au Duc de Mayenne. L'heure est à la destruction. Les institutions sont transférées à Bordeaux et Pau.
Au XVIIIe siècle, Nérac retrouve le chemin de la prospérité, grâce notamment à ses tanneries, ses minoteries et le commerce de farine vers les Antilles. La Révolution marque la destruction de trois des quatre ailes du château.

Bien assise sur ses bases historiques, la ville se transforme encore et prend son visage actuel au XIXe siècle, sous l'influence du baron Haussmann, sous-préfet de 1832 à 1840. Puis le Mézinais Armand Fallières maire de Nérac, conseiller général et député (puis Président de la République en 1906) contribue également à cette transformation en favorisant notamment le développement du chemin de fer. Fin XIXe et durant toute la première moitié du XXe affirme son activité industrielle, grâce à plusieurs usines metallurgiques, deux brasseries, des usines de chaussures et de sandales, une fabrique de pâtes alimentaires...

Au fil de son histoire, Nérac a inspiré de célèbres écrivains de George Sand à Marcel Prévot en passant par Alexandre Dumas.

Ils sont nés à Nérac :

Jacques de Romas, physicien et inventeur du 1er cerf-volant électrique, considéré comme l'ancêtre du paratonnerre.
Victor Griffuelhes, syndicaliste, secrétaire général de la CGT de 1901 à 1906.
René Léon Bourret, géologue et zoologiste.
Michel Polnareff, chanteur.
Yves Chaland, scénariste et dessinateur de bande-dessinée.
Annie Grégorio, comédienne.