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Le moustique tigre en Lot-et-Garonne

Un moustique sous surveillance en métropole depuis 1998

Le Moustique TigreLe moustique Aedes albopictus est un moustique originaire d'Asie du Sud-Est, également appelé « moustique tigre ».

Ce moustique est en expansion mondiale, favorisée par le développement des transports internationaux en particulier terrestres. Il peut, dans certaines conditions, être vecteur des virus du chikungunya ou de la dengue1.

Le « moustique tigre » se distingue des moustiques locaux par sa coloration nettement marquée de contraste noir et blanc, d'où son nom (albopictus = ponctué de blanc). Par ailleurs, les moustiques sont actifs (piqûres) dans la journée et au crépuscule, principalement à l'extérieur des habitations.

Une surveillance particulière du moustique Aedes albopictus a été mise en place en métropole depuis 1998 par le Ministère de la santé et sa présence a été mise en évidence dès 1999 sur des plates-formes d'importation de pneumatiques usagés dans l'Orne et la Vienne. Depuis le moustique s'est implanté et développé dans les départements des Alpes Maritimes (2004), de Haute Corse (2006), de Corse du Sud et du Var (2007), des Alpes de Haute Provence (2010), dans l'Hérault et le Gard (2011) et dans le Vaucluse (2012).

Le Ministère a donc élaboré un plan national anti-dissémination du chikungunya et de la dengue pour la métropole dès 2006. Il décrit les mesures de surveillance, de lutte contre la prolifération du moustique et de protection des personnes. Ce plan classe le risque en 6 niveaux (du niveau 0 au niveau 5 - voir détail page 5 du dossier de presse).

Le moustique tigre est implanté à Marmande

En Aquitaine, une surveillance entomologique2 a été mise en oeuvre en 2010 avec la mise en place de 68 « pièges pondoirs » dans des sites à risque d'introduction du moustique tigre (aires d'autoroutes, plates-formes d'importation de pneumatiques et de fret, marchés d'intérêt nationaux –MIN-, ports et aéroports). Elle est exercée par l'Etablissement Public Interdépartemental pour la Démoustication du littoral Atlantique (EID Atlantique) et a pour objectif la détection précoce du « moustique tigre » et la mise en œuvre de contrôles gradués en fonction du risque sanitaire.

En Lot-et-Garonne, cette surveillance entomologique a débuté en 2010 par la mise en place de 
12 pièges pondoirs répartis sur 3 sites
 (2 aires d'autoroute de l'A 62 - axe Toulouse/Bordeaux et le MIN d'Agen). Fin septembre 2011, des pièges pondoirs de l'aire d'Agen Porte d'Aquitaine (District ASF d'Agen) sur la commune de Sainte Colombe en Bruilhois, ainsi qu'un autre site en Gironde (Aire des Landes Nord – District ASF de Langon) se sont révélés positifs avec la détection d'œufs de moustique tigre.

Un traitement anti-larvaire et anti-adulte (intervention de lutte anti-vectorielle) a été réalisé en octobre 2011, par l'EID Atlantique.

Ces 1ères détections ont fait passer le Lot-et-Garonne et la Gironde au niveau 0b du plan national anti-dissémination, c'est à dire « présence contrôlée d'Aedes albopictus » (observation d'introduction suivie de traitement puis d'une élimination ou d'une non prolifération de moustique).

En 2012, le réseau de surveillance entomologique aquitain a encore été densifié et, fin mai 2012, un particulier résidant à Marmande a signalé à l'EID Atlantique la présence d'un moustique qui s'est révélé être un « moustique tigre ».

Les enquêtes ont confirmé l'implantation pérenne d'Aedes albopictus sur ce secteur (sur les 55 pièges positionnés sur la commune de Marmande, 50% des pièges se sont révélés positifs).

Un plan d'actions pour renforcer la surveillance et sensibiliser le grand public

Dans la perspective du passage du département du Lot-et-Garonne au niveau 1 du plan national de lutte contre ce moustique (Aedes albopictus implanté et actif), qui interviendra dans les prochaines semaines sur la base d'un arrêté interministériel des ministères chargés de la Santé et de l'Ecologie classant le département dans la liste des départements où le moustique est implanté, le Préfet a demandé aux partenaires impliqués (le Conseil général et l'Agence Régionale de Santé d'Aquitaine) de préparer un plan départemental anti-dissémination du chikungunya et de la dengue.

Ce plan a été présenté au Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST), le 9 août, qui l'a approuvé. Il détaille l'ensemble des mesures pour détecter, suivre l'évolution du moustique, mais aussi pour permettre une mise en oeuvre rapide et coordonnée des mesures de protection des personnes. Il prévoit :

  • des opérations d'information/sensibilisation développées localement pour mobiliser la population autour de gestes simples qui permettent de lutter efficacement contre la densification du moustique ;
  • une surveillance entomologique et de lutte contre le moustique Aedes albopictus renforcée par le déploiement de pièges pondoirs permettant de surveiller la progression géographique du moustique dans le département (sur 36 communes) et la mise en œuvre des mesures préventives et de traitements adaptés ;
  • une surveillance épidémiologique renforcée coordonnée par la Cellule de l'Institut de Veille Sanitaire en région (Cire)  et une organisation du signalement des cas suspects de chikungunya et dengue gérée par l'Agence régionale de santé d'Aquitaine, en lien avec les professionnels de santé (médecins, laboratoires d'analyses, établissements de santé, …), autour d'une procédure accélérée de déclaration des cas suspects de dengue et de chikungunya. L'objectif étant de repérer précocement les cas suspects de chikungunya ou de dengue pour prendre les mesures de protection des populations adaptées et éviter une épidémie.

Le dépliant

Retrouvez ce qu'il faut savoir sur le moustique tigre dans le dépliant (PDF, 1.28Mo) >>

Contacts presse

Conseil général de Lot-et-Garonne

Jean-François Durante, directeur de communication  05 53 69 45 11 - 06 42 57 86 49 -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Véronique Délery, attachée de presse  05 53 69 42 88 - 06 43 72 60 52 -  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Préfecture

Marie-claude Bousquier, chef du service interministériel de la communication  06 73 56 75 50 - 05 53 77 61 82

Joëlle Meurisse, adjointe à la chef du service interministériel de la communication  05 53 77 61 83

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Agence régionale de santé Aquitaine

Véronique Seguy ou Séverine Huguet  05 57 01 44 13 - 05 57 01 44 14

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Les virus du chikungunya et de la dengue se transmettent uniquement par l'intermédiaire des moustiques du genre Aedes. L'apparition de cas de chikungunya ou de dengue nécessite qu'un Aedes albopictus pique un malade revenant d'un pays où sévissent ces maladies et transmette le virus lors d'une 2ème piqûre à une personne saine.

2 Surveillance entomologique : surveillance de l'implantation du moustique.

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